PLUIE D’ETE

Dans le ciel vibrant d’une immense plainte,

Tel un fils privé du sein maternel,

Pour trouver encore une douce étreinte,

L’éclair se consume en lien charnel.

Semence stérile au ventre des Vierges,

Dans un champ flétri, quand le monde meurt.

Larme du mystère où l’esprit s’immerge

Pour chercher en vain, l’intime chaleur.

Au bout du chemin, deux ombres fragiles

Semblent se confondre au mitan du jour.
Espoirs accrochés au temps immobile,

Que l’on croit saisir mais qui fuit toujours.

                  

Marilou MENANT

2008 - Prix du Jury - Varennes Vauzelles

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